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Quels sont les prêts les plus avantageux en 2026 ?
Crédit

Prêts les plus avantageux en 2026 : quel crédit choisir selon votre projet

Quels sont les prêts les plus avantageux en 2026 ? Taux immobiliers à 2,70%, prêt personnel à 6,34% : comparez les types de crédits et trouvez

Adrien FaureAdrien Faure 19 min à lire

Le prêt le plus avantageux dépend du projet : l'immobilier obtient les taux les plus bas, à 2,70 % sur 10 ans en février 2026 (empruntis.com). Pour un projet de consommation, le meilleur taux de prêt personnel atteint 6,34 % sur 60 mois en août 2026. Comparer le TAEG plutôt que le seul taux nominal est le réflexe indispensable pour identifier l'offre réellement la moins chère.

Quels sont les prêts les plus avantageux en 2026 ? La réponse ne tient pas dans un seul taux. Un prêt immobilier à 2,70 % sur 10 ans n'a rien à voir avec un prêt personnel à 6,34 % sur 60 mois, et le meilleur taux nominal peut masquer des frais qui alourdissent la facture finale. Ce guide décrypte les vrais critères de comparaison : TAEG, durée, assurance : pour identifier le financement le moins coûteux selon votre projet.

En bref

  • Le taux nominal ne suffit jamais : comparez toujours le TAEG, qui inclut l'ensemble des frais obligatoires
  • Un écart de 0,43 point de taux sur un prêt personnel de 10 000 € à 60 mois représente environ 114 € d'économies
  • Le prêt immobilier reste le crédit le moins cher (2,70 % sur 10 ans), le PTZ le seul à taux zéro sous conditions
  • Déléguez votre assurance emprunteur : la loi Lemoine autorise le changement à tout moment sans frais
  • Vérifiez systématiquement le TAEG, les indemnités de remboursement anticipé et le délai de rétractation de 14 jours avant de signer

Ce que signifie vraiment « prêt avantageux » : au-delà du taux affiché

Un taux nominal attractif ne garantit pas un crédit bon marché. La question « quels sont les prêts les plus avantageux » appelle une réponse plus nuancée qu'un simple classement par pourcentage. Le véritable coût d'un emprunt se mesure au Taux Annuel Effectif Global (TAEG), le seul indicateur que le Code de la consommation impose d'afficher sur toute offre de prêt.

Deux crédits au même taux débiteur peuvent coûter très différent. L'un facture 500 € de frais de dossier, l'autre rien. L'un impose une assurance à 0,40 % du capital, l'autre à 0,15 %. Ces écarts, invisibles si l'on ne compare que le taux nominal, représentent pourtant plusieurs centaines d'euros sur la durée du prêt.

En pratique, un emprunteur qui s'arrête au taux affiché sur une publicité risque de choisir l'offre la moins compétitive une fois tous les frais additionnés. La Banque de France rappelle régulièrement ce principe dans ses communications sur le crédit aux particuliers.

TAEG vs taux débiteur : la différence qui change tout

Le taux débiteur (ou taux nominal) correspond au pourcentage appliqué au capital emprunté pour calculer les intérêts. Il ne tient compte ni des frais de dossier, ni du coût de l'assurance emprunteur, ni des éventuelles commissions.

Le TAEG, lui, agrège l'ensemble de ces coûts obligatoires en un pourcentage unique. Un prêt personnel au taux débiteur de 5,90 % peut ainsi afficher un TAEG de 7,10 % une fois intégrés 300 € de frais de dossier et une assurance à 0,25 % du capital. Ce TAEG constitue l'outil de comparaison légal entre toutes les offres de crédit, qu'il s'agisse d'un prêt immobilier, d'un crédit à la consommation ou d'un crédit affecté. C'est ce chiffre, et lui seul, qu'il faut placer au centre de toute décision d'emprunt.

Frais de dossier, assurance emprunteur : les coûts invisibles

Les frais de dossier varient considérablement d'un établissement à l'autre. Certaines banques en ligne les suppriment totalement sur le prêt personnel, tandis que des réseaux traditionnels facturent 1 % du montant emprunté, plafonné entre 150 et 1 000 € selon les enseignes.

L'assurance emprunteur pèse encore plus lourd. Sur un crédit immobilier de 200 000 €, un écart de 0,10 point sur le taux d'assurance représente environ 4 000 € de différence sur 20 ans. La loi Lagarde de 2010 a ouvert le droit de choisir une assurance externe plutôt que celle proposée par la banque. La loi Lemoine de 2022 a renforcé ce droit en permettant la résiliation à tout moment, sans frais ni pénalité, pour tous les contrats en cours. Malgré ces avancées législatives, seule une minorité d'emprunteurs exerce effectivement ce droit, souvent par méconnaissance.

Les principaux types de prêts et leur niveau d'avantage comparé

Tous les prêts ne se valent pas. Leur coût dépend du risque estimé par le prêteur : un crédit garanti par une hypothèque coûte structurellement moins cher qu'un prêt personnel sans justificatif, car la banque dispose d'une garantie en cas de défaut.

En février 2026, le baromètre national d'Empruntis relevait des taux immobiliers à 2,70 % sur 7 et 10 ans, 2,85 % sur 15 ans, 3,00 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans. Cinq mois plus tard, en août 2026, les meilleurs taux de prêt personnel s'établissaient à 7,25 % sur 48 mois et 6,34 % sur 60 mois. L'écart avec le taux moyen du marché atteignait 43 points de base sur ces deux durées, soit 0,43 point de pourcentage.

Cette hiérarchie des taux reflète une logique simple : plus le prêteur dispose de garanties (hypothèque, affectation du crédit à un bien identifié), plus le taux baisse. Le PTZ et le prêt Action Logement, dispositifs aidés par l'État ou les partenaires sociaux, descendent jusqu'à zéro.

Important : ces taux correspondent aux meilleures conditions observées sur le marché. Votre taux effectif dépendra de votre profil emprunteur, de votre apport et de la durée choisie. Ces chiffres servent de référence pour situer une offre, pas de promesse de résultat.

Prêt immobilier : les taux les plus bas du marché

Le crédit immobilier affiche les taux les plus compétitifs parce qu'il est adossé à une garantie réelle : hypothèque, privilège de prêteur de deniers ou cautionnement par un organisme spécialisé. En février 2026, les meilleurs dossiers obtenaient 2,70 % sur 7 et 10 ans (Empruntis, baromètre national).

La durée joue un rôle déterminant. Passer de 20 à 25 ans fait grimper le taux de 3,00 % à 3,20 %, mais réduit la mensualité d'environ 15 %. L'arbitrage entre taux bas et mensualité supportable structure toute négociation immobilière. Le taux d'usure publié par la Banque de France fixe un plafond légal au-delà duquel aucune banque ne peut prêter : au 3ᵉ trimestre 2026, il atteint 5,29 % pour un prêt à taux fixe de 20 ans et plus.

Prêt personnel : polyvalent mais plus cher que le crédit immo

Le prêt personnel se caractérise par l'absence de justificatif d'utilisation des fonds. Cette liberté a un coût : le risque pour le prêteur est plus élevé, ce qui se traduit par des taux sensiblement supérieurs. En août 2026, le meilleur taux relevé par Empruntis atteignait 6,34 % sur 60 mois, contre une moyenne de marché de 6,77 %.

La durée maximale réglementaire d'un crédit à la consommation est de 7 ans (84 mois), mais la plupart des établissements plafonnent leurs offres de prêt personnel à 72 mois. Au-delà de 75 000 €, le crédit sort du champ de la consommation pour relever du crédit immobilier, avec ses garanties et sa fiscalité propres.

Crédit auto et crédit travaux : des taux intermédiaires

Le crédit affecté se distingue du prêt personnel par un lien direct entre les fonds prêtés et le bien financé. Pour un véhicule, la mention « crédit auto » sur l'offre signifie que le déblocage des fonds intervient après fourniture de la facture d'achat. Pour des travaux, le crédit affecté peut être adossé à des devis et des factures.

Cette affectation réduit le risque du prêteur, ce qui se traduit par des taux généralement inférieurs de 0,50 à 1,50 point par rapport au prêt personnel classique. Pour des travaux de rénovation importants, le recours à un prêt immobilier via un éco-PTZ ou un prêt travaux intégré au financement du logement donne accès aux taux du crédit immobilier, bien plus bas. Consultez notre guide sur le meilleur taux crédit travaux en 2026 pour une analyse détaillée des options disponibles.

Prêts aidés (PTZ, prêt Action Logement) : taux zéro ou réduit sous conditions

Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) reste en 2026 le seul crédit à 0 % proposé aux primo-accédants sous conditions de ressources. Son montant dépend de la zone géographique et du revenu fiscal de référence. Il finance jusqu'à 40 % du coût total de l'opération dans la limite de plafonds variables selon la zone.

Le prêt Action Logement (ex-1 % patronal) s'adresse aux salariés du secteur privé. Il propose un taux réduit, actuellement autour de 0,50 % à 1,50 % selon les cas, pour financer l'achat de la résidence principale ou des travaux de rénovation. Ces deux dispositifs peuvent se cumuler avec un prêt immobilier classique pour constituer un plan de financement global.

Quel prêt choisir selon votre projet : guide de décision pratique

Le type de crédit le plus avantageux varie radicalement selon ce que vous financez. Un achat immobilier, des travaux, un véhicule ou un projet personnel n'appellent ni les mêmes produits ni les mêmes taux. Voici les correspondances projet-produit à connaître avant de solliciter une banque.

Chaque situation implique un arbitrage différent entre taux, durée et contraintes administratives. Le crédit le moins cher en apparence peut devenir le plus coûteux s'il allonge inutilement la durée de remboursement. À l'inverse, un taux légèrement supérieur sur une durée plus courte peut réduire le coût total des intérêts. Pour une réflexion plus large sur l'arbitrage entre emprunt et épargne, notre article où investir en 2026 plutôt qu'emprunter explore les alternatives à l'endettement.

Acheter un logement : privilégier le prêt immobilier + PTZ si éligible

Pour une résidence principale, le prêt immobilier classique reste la base incontournable. Les taux de février 2026, de 2,70 % à 3,20 % selon la durée (Empruntis), placent le crédit immobilier très en dessous de toute autre forme d'emprunt. Si vous êtes primo-accédant et respectez les plafonds de ressources, le PTZ complète ce financement à taux zéro.

L'erreur à éviter : souscrire un prêt personnel pour compléter un apport insuffisant. Son taux, autour de 6,34 % dans le meilleur des cas, ferait grimper inutilement le coût global du financement. Mieux vaut différer l'achat de quelques mois pour constituer l'apport nécessaire.

Financer des travaux : crédit travaux ou prêt personnel selon le montant

Pour des travaux inférieurs à 10 000 €, un crédit travaux affecté ou un prêt personnel à taux fixe constitue la solution la plus simple. Au-delà, le financement via un prêt immobilier travaux donne accès à des taux proches de ceux du crédit habitat.

Les travaux de rénovation énergétique ouvrent droit à des dispositifs spécifiques comme l'éco-PTZ, cumulable avec MaPrimeRénov', sans condition de ressources. Le montant peut atteindre 50 000 € selon le bouquet de travaux réalisé. Ces prêts aidés échappent totalement à la logique de taux du marché : ils sont subventionnés par l'État, avec un taux effectif nul pour l'emprunteur.

Acheter un véhicule : crédit auto affecté vs prêt personnel sans justificatif

Le crédit auto affecté propose un taux plus bas que le prêt personnel, car le véhicule sert de garantie. L'écart varie généralement de 0,50 à 1,50 point de pourcentage selon les établissements et la durée.

Contrepartie de ce meilleur taux : le vendeur n'est payé qu'après acceptation du dossier par la banque, et les fonds sont directement versés au concessionnaire. Le prêt personnel sans justificatif offre plus de souplesse : vous disposez librement des fonds : mais à un taux de l'ordre de 6,34 % à 7,68 % selon la durée (Empruntis, août 2026). Si l'écart de taux dépasse 1 point, le crédit affecté mérite largement la contrainte administrative supplémentaire.

Projets conso (vacances, mariage, loisirs) : prêt personnel à taux fixe

Pour les dépenses de consommation sans bien identifiable servant de garantie, le prêt personnel à taux fixe est le seul produit adapté. Son coût, autour de 6,34 % à 6,77 % sur 60 mois (Empruntis, août 2026), reste nettement supérieur à celui des crédits affectés ou immobiliers.

Avant de souscrire, une question simple : le projet justifie-t-il un endettement à ce prix ? Pour un mariage de 12 000 € financé sur 5 ans à 6,50 %, les intérêts s'élèveront à environ 2 100 €. Si le projet peut être décalé de quelques mois, l'épargne constituée en amont évitera ce surcoût.

Cas pratique chiffré : comparer deux offres de prêt personnel de 10 000 €

Les 43 points de base d'écart entre taux moyen et meilleur taux sur le marché du prêt personnel (Empruntis, août 2026) restent une abstraction tant qu'on ne les convertit pas en euros. Voici ce que cet écart représente concrètement pour un emprunt de 10 000 € remboursé sur 60 mois.

La simulation ci-dessous compare deux scénarios réels issus des données du baromètre Empruntis d'août 2026. Le premier correspond au taux moyen constaté sur le marché (6,77 %). Le second reflète le meilleur taux négociable pour un dossier solide (6,34 %). Les deux offres sont à taux fixe, sans frais de dossier pour isoler l'effet du taux.

Scénario A : taux moyen du marché à 6,77 % sur 60 mois

Avec un taux débiteur fixe de 6,77 % (taux moyen relevé par Empruntis en août 2026), la mensualité s'établit à environ 197,10 €. Sur 60 mensualités, le montant total remboursé atteint 11 826 €, soit un coût d'intérêts de 1 826 €.

Ce scénario correspond à ce qu'obtient un emprunteur qui accepte la première offre sans mise en concurrence. Il reflète le taux auquel souscrit une majorité de dossiers standards, sans négociation particulière.

Scénario B : meilleur taux négocié à 6,34 % sur 60 mois

Au taux de 6,34 % (meilleur taux Empruntis, août 2026), la mensualité tombe à environ 195,20 €. Le total remboursé sur 5 ans s'élève à 11 712 €, pour un coût d'intérêts de 1 712 €.

Ce scénario suppose un dossier bien préparé : revenus stables, taux d'endettement maîtrisé sous les 35 %, et une comparaison active de plusieurs offres. Il correspond au taux que peuvent viser les profils les mieux notés par les établissements prêteurs.

Ce que révèle la comparaison : l'écart en euros sur 5 ans

Entre les deux scénarios, l'écart mensuel de 1,90 € peut sembler négligeable. Sur la durée totale du prêt, il représente pourtant une économie de 114 €. Ramené à l'effort de comparaison : solliciter 3 ou 4 banques ou utiliser un comparateur en ligne : ce gain est significatif.

Pour un emprunt de 25 000 €, l'écart serait proportionnellement de l'ordre de 285 €. À 50 000 €, il dépasserait 570 €. Ces montants illustrent pourquoi la mise en concurrence systématique des offres constitue la pratique la plus rentable en matière de crédit, quel que soit le montant emprunté.

Les critères qui font vraiment baisser le taux de votre prêt

Le taux final dépend du risque que le prêteur attribue au dossier. Quatre leviers, actionnables par tout emprunteur, influencent directement cette évaluation et donc le taux proposé.

L'apport personnel joue un rôle clé. Sur un crédit immobilier, un apport de 20 % signale un profil prudent et réduit le risque bancaire. Sur un prêt personnel, la seule stabilité des revenus fait office de garantie : un CDI hors période d'essai et un taux d'endettement sous 35 % (norme HCSF) rassurent le prêteur.

La durée du crédit agit mécaniquement sur le taux. Un prêt plus court expose la banque moins longtemps : le taux baisse. Mais la mensualité augmente. L'équilibre entre taux bas et mensualité soutenable relève d'un calcul individuel, qui doit intégrer la capacité d'épargne résiduelle après paiement des échéances.

À noter : comparer au moins trois offres avant de s'engager. L'écart de taux entre la moins-disante et la plus-disante sur un même profil peut atteindre 1 point de pourcentage, soit plusieurs centaines d'euros sur 5 ans.

Profil emprunteur et taux d'endettement : les seuils à connaître

Le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) fixe le taux d'endettement maximal à 35 % des revenus nets, assurance comprise. Cette règle s'impose à tous les établissements de crédit en France. Au-delà, le prêteur engage sa responsabilité et s'expose à un refus de refinancement.

Concrètement, pour un revenu mensuel net de 2 500 €, la mensualité totale ne peut excéder 875 €. Ce plafond inclut l'assurance emprunteur, souvent oubliée dans les calculs rapides. La durée maximale est par ailleurs limitée à 25 ans (27 ans pour un achat en VEFA ou un achat avec travaux). Une exception existe : jusqu'à 20 % des dossiers peuvent déroger à ces règles pour l'achat d'une résidence principale, priorité étant donnée aux primo-accédants.

La loi Lagarde (2010) a ouvert le droit de choisir une assurance emprunteur différente de celle proposée par la banque. La loi Lemoine (2022) a supprimé le questionnaire médical pour les prêts inférieurs à 200 000 € remboursés avant 60 ans, et permet la résiliation de l'assurance à tout moment, sans frais.

Malgré ce cadre juridique favorable, seule une minorité d'emprunteurs exerce la délégation d'assurance. Pourtant, l'économie peut atteindre plusieurs milliers d'euros sur un crédit immobilier. Un assureur spécialisé propose souvent un taux d'assurance inférieur de 30 % à 50 % au contrat groupe de la banque, pour des garanties équivalentes.

L'erreur courante à éviter : se focaliser uniquement sur le taux le plus bas

Le piège le plus fréquent en matière de crédit consiste à ne comparer que les taux nominaux. Un emprunteur voit une offre à 6,00 % et une autre à 6,40 %, choisit la première, et découvre après signature que le TAEG de l'offre à 6,00 % atteint 7,50 % à cause de frais de dossier élevés et d'une assurance obligatoire onéreuse.

L'écart de 43 points de base constaté en août 2026 par Empruntis entre taux moyen et meilleur taux sur le marché du prêt personnel illustre l'enjeu. Un emprunteur qui se contente du taux moyen laisse passer une économie réelle. Mais celui qui choisit le meilleur taux nominal sans vérifier le TAEG risque de payer plus cher au total.

La conséquence concrète : sur un prêt de 15 000 € à 60 mois, une offre au taux nominal de 6,20 % assortie de 500 € de frais de dossier et d'une assurance à 0,50 % peut coûter plus cher qu'une offre à 6,50 % sans frais de dossier avec une assurance déléguée à 0,15 %. Le TAEG capture cette réalité, le taux nominal la masque.

Quelle banque propose le meilleur taux prêt personnel ? Comment comparer efficacement

Aucune banque ne détient le meilleur taux de façon permanente et universelle. La réponse varie selon le profil de l'emprunteur, le montant, la durée et la période. En revanche, des tendances structurelles se dégagent entre les différents types d'établissements.

Les banques en ligne, sans réseau d'agences à financer, affichent souvent des TAEG plus compétitifs que les banques traditionnelles sur le prêt personnel. Leurs processus 100 % numériques réduisent les coûts de traitement, ce qui se répercute partiellement sur les taux. Les réseaux mutualistes (Crédit Agricole, Crédit Mutuel) peuvent proposer des conditions préférentielles à leurs sociétaires, mais ces avantages restent liés à la détention de parts sociales et à l'ancienneté de la relation.

Attention : le taux le plus bas affiché sur un comparateur correspond au meilleur dossier possible (CDI, apport, faible endettement). Votre taux effectif peut être supérieur. Les offres « prêt rapide sans refus » sont juridiquement impossibles en France : tout établissement doit vérifier la solvabilité de l'emprunteur avant d'accorder un crédit.

Banques en ligne vs banques traditionnelles : tendances générales de taux

Sur le prêt personnel, les banques en ligne proposent généralement des taux inférieurs de 0,50 à 1 point par rapport aux réseaux physiques. Cette différence s'explique par des coûts de structure plus faibles et une politique d'acquisition de clients agressive. En contrepartie, l'absence de conseiller dédié peut compliquer la négociation pour un dossier atypique.

Les banques traditionnelles conservent un avantage sur le crédit immobilier, où le montage du dossier (garantie, assurance, apport) bénéficie d'un accompagnement personnalisé. Leur connaissance du marché local leur permet parfois d'accepter des dossiers que les algorithmes des banques en ligne rejetteraient.

Utiliser un comparateur ou un courtier : ce que dit la réglementation

Depuis 2016, tous les établissements de crédit doivent remettre à l'emprunteur une Fiche d'Information Standardisée Européenne (FISE). Ce document normalisé présente le TAEG, le montant total dû, les mensualités et les conditions de remboursement anticipé dans un format identique quel que soit le prêteur. Il permet une comparaison objective entre plusieurs offres.

Les comparateurs en ligne comme Empruntis ou Meilleurtaux constituent un point d'entrée efficace pour obtenir plusieurs propositions sans multiplier les rendez-vous. Les courtiers, rémunérés par les banques, peuvent négocier des conditions que le particulier n'obtiendrait pas seul. Leur intervention se justifie surtout pour les dossiers complexes ou pour les emprunteurs qui manquent de temps pour démarcher eux-mêmes les établissements.

Checklist avant de signer : les points à vérifier sur votre offre de prêt

L'offre de prêt, qu'elle soit papier ou électronique, engage l'emprunteur pour plusieurs années. Ces vérifications, systématiques avant toute signature, protègent contre les mauvaises surprises et les surcoûts cachés.

  • TAEG : comparez-le entre toutes les offres reçues, pas le taux nominal. C'est le chiffre qui figure obligatoirement en caractères plus gros sur la FISE.
  • Montant total dû : il figure sur l'offre. C'est la somme que vous rembourserez effectivement, intérêts et frais compris.
  • Assurance emprunteur : vérifiez le taux annuel effectif de l'assurance (TAEA). Demandez une simulation avec délégation d'assurance externe.
  • Frais de dossier : leur montant exact doit être indiqué. Certaines banques les offrent sur les prêts personnels ; ne pas hésiter à les négocier.
  • Indemnités de remboursement anticipé : elles sont plafonnées à 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé, sans pouvoir dépasser 3 % du capital restant dû pour un crédit immobilier. Pour un crédit à la consommation, le plafond est fixé à 1 % du capital restant dû si la durée résiduelle dépasse 12 mois, 0,5 % sinon.
  • Délai de rétractation : l'article L312-19 du Code de la consommation accorde 14 jours calendaires pour renoncer à un crédit à la consommation, sans motif ni pénalité. Ce délai commence le lendemain de l'acceptation de l'offre.
  • Durée et mensualité : vérifiez que la mensualité est compatible avec votre budget sur la durée totale. Anticipez les évolutions possibles de vos revenus et charges.
  • Taux d'usure : le taux proposé ne peut dépasser le seuil d'usure en vigueur au trimestre de l'offre. Consultez le site de la Banque de France pour le vérifier.

À noter : conservez l'offre de prêt et la FISE pendant toute la durée du crédit. En cas de litige, ces documents constituent la preuve des conditions acceptées. Le service-public.fr publie un guide complet sur les droits de l'emprunteur, régulièrement mis à jour.

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Vos questions fréquentes

Quelle est la banque qui prête au meilleur taux ?

Il n'existe pas de banque universellement la moins chère. Le taux dépend du profil emprunteur (revenus, apport, endettement), du montant et de la durée. Les banques en ligne affichent souvent des TAEG inférieurs aux réseaux traditionnels sur le prêt personnel, mais la seule comparaison fiable reste le TAEG, tous frais inclus, entre plusieurs offres personnalisées.

Quel prêt a le taux le plus bas ?

Le prêt immobilier affiche structurellement les taux les plus bas : 2,70 % sur 10 ans en février 2026 (Empruntis). Le PTZ offre un taux zéro sous conditions de ressources pour les primo-accédants. Le prêt personnel reste nettement plus cher, avec un meilleur taux de 6,34 % sur 60 mois en août 2026.

Quel est le prêt personnel le plus avantageux ?

Le prêt personnel le plus avantageux est celui dont le TAEG est le plus faible, une fois intégrés les frais de dossier et l'assurance. En août 2026, le meilleur taux relevé par Empruntis s'établit à 6,34 % sur 60 mois. Comparer plusieurs offres et déléguer l'assurance emprunteur sont les deux leviers les plus efficaces pour réduire le coût total.

Quel est le crédit avec le moins d'intérêt ?

Le crédit immobilier et le PTZ sont les formes de financement les moins coûteuses en intérêts. Parmi