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Grille Salaire Assurance 2026 : barème par classe et +1,8 %
Assurance

Grille des salaires dans l'assurance en 2026 : barème officiel par classe

Grille salaire assurance 2026 : barème par classe (1 à 6), revalorisation de +1,8 %, primes, PASS et convention collective IDCC 1672. Tout ce qui change

Adrien FaureAdrien Faure 17 min à lire
Salaires en Suisse 2026 : salaire minimum, impôts et charges sociales expliqués

En 2026, les salaires minima de l'assurance sont revalorisés de +1,8 % au 1er janvier pour les classes 1 à 6 (y compris 5 bis) selon l'avenant du 19 juin 2025 étendu par arrêté du 13 mars 2026 (Legifrance). La grille AGEA (IDCC 2335) démarre à 23 194 € bruts annuels pour la classe 1 et atteint 41 818 € en classe 6. La grille des sociétés d'assurance (IDCC 1672) débute à 22 230 € en classe 1.

La grille salaire assurance 2026 repose sur deux conventions collectives distinctes : IDCC 1672 pour les sociétés d'assurance et IDCC 2335 pour les agences générales (AGEA) : chacune avec son propre barème. Une revalorisation uniforme de +1,8 % s'applique à toutes les classes depuis le 1er janvier 2026, étendue par arrêté du 13 mars 2026. En parallèle, le Plafond annuel de la Sécurité sociale grimpe à 48 060 € (+2 %), ce qui modifie mécaniquement l'assiette des cotisations pour l'ensemble des salariés du secteur.

Le secteur de l'assurance est régi par deux conventions collectives nationales distinctes, qui fixent chacune leurs propres grilles salariales. Confondre ces deux textes est l'erreur la plus fréquente chez les salariés du secteur. La première, enregistrée sous le numéro IDCC 1672, couvre les sociétés d'assurance proprement dites : compagnies, mutuelles régies par le Code des assurances, institutions de prévoyance. La seconde, identifiée comme IDCC 2335, s'applique exclusivement au personnel des agences générales d'assurances, regroupées sous la bannière de la Fédération nationale des syndicats d'agents généraux d'assurances (AGEA).

Ces deux conventions ne partagent ni la même structure de classes ni les mêmes montants. Un employé administratif dans une compagnie d'assurance relève de l'IDCC 1672 ; un collaborateur d'agent général, de l'IDCC 2335. Le numéro IDCC figure obligatoirement sur votre bulletin de paie, généralement en haut à gauche, sous la mention « Convention collective applicable ». Savoir lire cette ligne évite bien des malentendus sur le salaire auquel vous pouvez prétendre.

IDCC 1672 : la convention des sociétés d'assurance

La convention collective nationale des sociétés d'assurance (IDCC 1672, brochure n° 3265) s'applique à l'ensemble des entreprises relevant du Code des assurances : sociétés anonymes, mutuelles d'assurance, institutions de prévoyance. Elle couvre environ 150 000 salariés selon les estimations de la profession. Sa grille distingue plusieurs classes (de 1 à 7), chaque classe correspondant à un niveau de qualification croissant : de l'employé administratif débutant (classe 1) au cadre supérieur en forfait jours (classe 7).

Les minima conventionnels de l'IDCC 1672 sont historiquement légèrement inférieurs à ceux de la convention AGEA, notamment pour les premiers niveaux. La classe 1 IDCC 1672 démarre à 22 230 € bruts annuels, contre 23 194 € en IDCC 2335. Cet écart s'explique par une structure de négociation sociale différente et un périmètre d'entreprises plus large incluant des acteurs de taille très variable.

IDCC 2335 (convention 2335) : la convention des agences générales d'assurances

La convention collective nationale du personnel des agences générales d'assurances (IDCC 2335) est signée par l'AGEA et les organisations syndicales de salariés. Elle encadre les conditions de travail des collaborateurs d'agents généraux, un réseau qui représente près de 13 000 points de vente répartis sur le territoire. La grille AGEA comprend six classes principales (1 à 6) auxquelles s'ajoute une classe intermédiaire 5 bis.

Le barème AGEA 2026 est consultable dans son intégralité sur Legifrance, via l'avenant du 19 juin 2025 étendu par arrêté ministériel du 13 mars 2026 (JORF n° 0063). Les salariés concernés peuvent télécharger gratuitement le texte intégral de la convention au format PDF sur le site Legifrance, en recherchant le numéro IDCC 2335 dans le moteur dédié aux conventions collectives.

Revalorisation 2026 : +1,8 % sur l'ensemble de la grille

L'avenant du 19 juin 2025, étendu par arrêté du 13 mars 2026 publié au Journal officiel, fixe une hausse uniforme de +1,8 % sur l'ensemble de la grille salariale pour les classes 1, 2, 3, 4, 5, 5 bis et 6. Cette revalorisation s'applique rétroactivement au 1er janvier 2026. Concrètement, tous les minima conventionnels bruts annuels sont rehaussés de 1,8 % par rapport à leur niveau de 2025.

L'arrêté d'extension, pris par le ministère du Travail, rend cette revalorisation obligatoire pour toutes les entreprises entrant dans le champ d'application de la convention IDCC 2335. Le texte est opposable aux employeurs, ce qui signifie qu'un salarié dont la rémunération serait inférieure aux nouveaux minima peut solliciter une régularisation auprès de son employeur. Pour connaître précisément le montant applicable à sa situation, le salarié doit se référer au barème officiel publié au Bulletin officiel des conventions collectives (BOCC n° 2026/0001, mis en ligne le 25 mars 2026 sur Legifrance).

L'avenant du 19 juin 2025 étendu par arrêté du 13 mars 2026

L'avenant salarial du 19 juin 2025 a été négocié entre la Fédération AGEA et les organisations syndicales représentatives de la branche. Son extension par arrêté du 13 mars 2026 (JORFTEXT000053701322) lui confère force obligatoire pour tous les employeurs du champ conventionnel. Le texte prévoit expressément que « les salaires minima conventionnels sont revalorisés de +1,8 % sur l'ensemble de la grille pour les classes 1, 2, 3, 4, 5, 5 bis et 6 ».

Cette augmentation intervient dans un contexte où le SMIC a lui-même été revalorisé à 1 867,06 € bruts mensuels (soit 12,31 € horaires). La grille conventionnelle de l'assurance reste supérieure au SMIC pour l'ensemble des classes, ce qui préserve l'attractivité du secteur par rapport au minimum légal.

L'impact du nouveau PASS 2026 sur les cotisations

Le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) a été porté au 1er janvier 2026 à 48 060 € annuels, soit une hausse de +2 % par rapport au PASS 2025, selon le site economie.gouv.fr. Sa valeur mensuelle s'établit à 4 005 € (contre 3 925 € en 2025), d'après service-public.fr (actualité A15386).

Ce plafond détermine l'assiette des cotisations sociales plafonnées (retraite de base, prévoyance complémentaire, certaines cotisations AGIRC-ARRCO). Un salarié dont le salaire brut mensuel dépasse 4 005 € voit une partie de sa rémunération soumise à des taux de cotisation réduits sur la tranche supérieure. La hausse du PASS allège donc mécaniquement le poids des cotisations pour les rémunérations situées au-dessus de l'ancien plafond de 3 925 €. En pratique, les classes 5, 5 bis et 6, dont les minima bruts mensuels approchent ou dépassent ce seuil, sont les premières concernées.

L'essentiel

  • Deux conventions encadrent les salaires : IDCC 1672 (sociétés d'assurance) et IDCC 2335 (agences générales AGEA), avec des barèmes différents.
  • La revalorisation 2026 est de +1,8 % sur toutes les classes (1 à 6, y compris 5 bis), applicable depuis le 1er janvier 2026.
  • Le PASS 2026 passe à 48 060 € annuels (4 005 € mensuels), modifiant le calcul des cotisations sociales plafonnées.
  • Les minima conventionnels ne sont qu'un plancher légal : le salaire réel négocié peut être nettement supérieur.
  • Pour un salarié AGEA classe 3 (26 079 € bruts annuels), le net mensuel estimé est de l'ordre de 1 670 €, à vérifier via le simulateur URSSAF.

Grille des salaires agences générales d'assurances 2026 (AGEA / convention 2335)

La grille des agences générales d'assurances repose sur six classes principales. Chaque classe correspond à un niveau croissant de qualification, d'autonomie et de responsabilité. La classe 1 représente le niveau d'entrée (employé administratif sans expérience significative), tandis que la classe 6 vise les cadres confirmés exerçant des fonctions d'encadrement ou d'expertise technique.

Les montants ci-dessous sont issus de la convention IDCC 2335, tels que publiés sur Legifrance après extension de l'avenant du 19 juin 2025. Ils correspondent aux salaires minima annuels bruts pour une durée de travail de 151,67 heures par mois (35 heures hebdomadaires). Un employeur peut librement verser une rémunération supérieure : ces chiffres constituent un plancher, non un salaire de référence.

Tableau récapitulatif : salaires minima bruts annuels par classe (AGEA 2026)

Voici le barème complet IDCC 2335 au 1er janvier 2026, après application de la revalorisation de +1,8 % :

  • Classe 1 : 23 194 € bruts annuels (soit environ 1 933 € bruts mensuels)
  • Classe 2 : 24 085 € bruts annuels (environ 2 007 € bruts mensuels)
  • Classe 3 : 26 079 € bruts annuels (environ 2 173 € bruts mensuels)
  • Classe 4 : 28 786 € bruts annuels (source : juristique.org / Legifrance)
  • Classe 5 : 32 376 € bruts annuels
  • Classe 5 bis : 35 714 € bruts annuels
  • Classe 6 : 41 818 € bruts annuels

💡 À noter : ces minima sont exprimés en brut annuel. Pour obtenir un ordre de grandeur mensuel, divisez par 12 (ou par 13 si votre contrat prévoit un 13e mois intégré au salaire de base).

Que couvrent les classes 5, 5 bis et 6 ?

Les classes supérieures de la grille AGEA correspondent à des postes à responsabilité et à des fonctions d'encadrement ou d'expertise technique.

La classe 5 (32 376 € bruts annuels) vise les chargés de clientèle confirmés, les souscripteurs juniors ou les techniciens spécialisés disposant d'une autonomie significative dans le traitement des dossiers.

La classe 5 bis (35 714 €) constitue un échelon intermédiaire créé pour reconnaître des compétences renforcées sans accéder immédiatement au statut cadre. On y trouve des collaborateurs assurant des missions de tutorat, de coordination d'équipe restreinte ou de gestion de portefeuille complexe.

La classe 6 (41 818 €) correspond au niveau cadre. Elle concerne les responsables d'agence, les inspecteurs commerciaux et les experts à forte technicité (sinistres complexes, risques entreprises). Le passage en classe 6 s'accompagne généralement d'un forfait jours et d'une autonomie complète dans l'organisation du travail.

Grille des salaires dans les sociétés d'assurance 2026 (IDCC 1672)

Les sociétés d'assurance relevant de l'IDCC 1672 appliquent une grille distincte de celle des agences. Les montants ci-dessous proviennent de fiche-paie.net (données 2025-2026) et correspondent aux rémunérations minimales annuelles en vigueur après la revalorisation de +1,8 %. Si ces chiffres sont cohérents avec les publications professionnelles, ils ne remplacent pas la consultation du texte officiel sur Legifrance : la convention IDCC 1672 fait l'objet d'avenants salariaux dont l'extension peut suivre un calendrier distinct.

L'écart le plus visible avec la grille AGEA se situe sur les premières classes : la classe 1 IDCC 1672 affiche 22 230 €, soit près de 1 000 € de moins que l'équivalent AGEA. Cet écart tend à se résorber sur les classes supérieures.

Tableau : rémunérations minimales annuelles IDCC 1672

Barème IDCC 1672 après revalorisation 2026, pour 151,67 heures mensuelles :

  • Classe 1 : 22 230 € bruts annuels (environ 1 853 € bruts mensuels)
  • Classe 2 : 23 640 € bruts annuels (environ 1 970 € bruts mensuels)
  • Classe 3 : 25 070 € bruts annuels (environ 2 089 € bruts mensuels)
  • Classe 4 : 29 720 € bruts annuels (environ 2 477 € bruts mensuels)
  • Classe 5 : 32 000 € bruts annuels (ordre de grandeur, source fiche-paie.net)
  • Classe 6 : 38 500 € bruts annuels (ordre de grandeur)

⚠️ Attention : les montants des classes 5 et 6 IDCC 1672 sont indiqués ici à titre indicatif d'après les données professionnelles disponibles. Consultez le texte officiel de la convention sur Legifrance pour les valeurs exactes après extension des avenants salariaux 2026.

Classe 7 assurance : cadres et forfait jours

La classe 7 de la convention IDCC 1672 constitue le niveau le plus élevé de la grille. Elle concerne exclusivement les cadres supérieurs en forfait jours : directeurs techniques, responsables de département, actuaires certifiés. La rémunération minimale pour cette classe dépasse généralement 50 000 € bruts annuels, mais le niveau exact dépend des avenants salariaux propres à chaque entreprise ou groupe.

La classe 7 n'a pas d'équivalent direct dans la convention AGEA (IDCC 2335), qui plafonne à la classe 6. Les cadres dirigeants des agences générales relèvent souvent de statuts hybrides, combinant mandat social et contrat de travail. Pour ces profils, la référence au forfait jours (218 jours travaillés par an dans le cadre légal) s'applique avec un minimum conventionnel qui peut être majoré par accord d'entreprise.

Primes, 13e mois et avantages conventionnels à connaître en 2026

Au-delà du salaire de base fixé par la grille, les conventions collectives de l'assurance prévoient plusieurs compléments de rémunération qui peuvent significativement augmenter le revenu annuel. La prime d'ancienneté, le 13e mois et les jours de RTT figurent parmi les avantages les plus structurants. Ces dispositifs varient selon la convention applicable et, pour certains, selon les accords d'entreprise.

En pratique, un collaborateur en classe 3 AGEA ne perçoit pas uniquement 26 079 € bruts annuels : si son contrat prévoit un 13e mois et une prime d'ancienneté après plusieurs années de présence, sa rémunération annuelle effective peut dépasser 30 000 € bruts. Ces éléments doivent être examinés attentivement lors de la lecture d'une offre d'emploi ou d'un bulletin de paie.

Prime d'ancienneté et 13e mois

La convention IDCC 1672 prévoit une prime d'ancienneté calculée en pourcentage du salaire de base, qui progresse par paliers : généralement 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, et jusqu'à 15 % ou 20 % après 15 ou 20 ans d'ancienneté selon les dispositions conventionnelles en vigueur. La convention AGEA (IDCC 2335) comporte un mécanisme similaire, avec des taux et des seuils qui lui sont propres.

Le 13e mois n'est pas systématique : il résulte soit d'une disposition conventionnelle expresse, soit d'un usage d'entreprise, soit d'une clause contractuelle. Dans les sociétés d'assurance (IDCC 1672), son versement est fréquent mais non automatique pour toutes les classes. Pour les agences générales, la convention AGEA peut prévoir une gratification annuelle sous conditions. La lecture de la convention applicable et du contrat de travail reste indispensable pour connaître ses droits exacts.

RTT, compte épargne-temps et forfait jours cadres

Les salariés des sociétés d'assurance (IDCC 1672) bénéficient généralement de jours de RTT lorsque leur durée hebdomadaire de travail dépasse 35 heures, dans la limite de 218 jours travaillés par an pour les cadres en forfait jours. La convention AGEA (IDCC 2335) prévoit également des dispositions sur l'aménagement du temps de travail.

Le compte épargne-temps (CET) permet d'accumuler des droits à congés non utilisés (RTT, jours de repos, fraction de 13e mois) en vue d'une utilisation différée : congé sabbatique, cessation progressive d'activité, ou indemnisation sous forme monétaire. La convention IDCC 1672 encadre précisément les conditions d'alimentation et d'utilisation du CET.

Le forfait jours concerne les cadres autonomes (classes 6 et 7) et certains non-cadres itinérants. Il fixe un nombre maximal de jours travaillés dans l'année, généralement 218 jours, incluant la journée de solidarité. La rémunération minimale en forfait jours doit respecter le plancher conventionnel de la classe concernée, majoré le cas échéant d'un supplément lié à l'autonomie et à la charge de travail.

Cas pratique : quel salaire net pour un agent en classe 3 en 2026 ?

Prenons le cas d'un salarié classé en classe 3 de la convention AGEA (IDCC 2335). Son minimum conventionnel brut annuel s'établit à 26 079 € au 1er janvier 2026, soit un salaire brut mensuel d'environ 2 173 € pour un temps plein de 151,67 heures.

Pour estimer le salaire net mensuel, il faut appliquer les cotisations sociales salariales. Pour un non-cadre du secteur, le taux global de cotisations salariales est de l'ordre de 22 % à 23 % (incluant CSG déductible et non déductible, CRDS, retraite de base, retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, prévoyance et mutuelle obligatoire). Appliqué au brut mensuel de 2 173 €, cela donne un net mensuel estimé aux alentours de 1 670 € à 1 690 €.

Le PASS mensuel 2026 fixé à 4 005 € n'affecte pas directement ce salarié, puisque son brut mensuel reste très inférieur à ce plafond. L'intégralité de sa rémunération est soumise aux cotisations plafonnées (tranche 1). Si ce même salarié percevait des primes portant son brut au-dessus de 4 005 € certains mois, la part excédentaire serait alors soumise aux cotisations déplafonnées à taux réduit.

📌 Important : cette estimation donne un ordre de grandeur. Pour un calcul précis et personnalisé, utilisez le simulateur de salaire net disponible gratuitement sur le site de l'URSSAF (simulateur-urssaf.fr) ou celui de service-public.fr. Les taux de cotisation varient selon la convention collective, le statut cadre/non-cadre et les accords d'entreprise.

Erreur courante : confondre salaire minimum conventionnel et salaire réel négocié

Un piège classique, surtout chez les jeunes entrants dans le secteur : assimiler la grille conventionnelle à son salaire effectif. Les minima publiés par Legifrance sont un plancher légal, pas une recommandation de rémunération. Un employeur qui verse exactement le minimum conventionnel respecte la loi, mais rien ne l'empêche de proposer davantage.

Conséquence concrète : accepter une offre au minimum conventionnel sans négociation peut représenter un manque à gagner de 200 à 400 € bruts mensuels dès l'embauche. Sur une carrière, l'écart se creuse puisque les augmentations futures (individuelles ou générales) s'appliquent en pourcentage du salaire de base. Partir de 2 400 € plutôt que 2 173 € en classe 3 AGEA change durablement la trajectoire salariale.

Seconde confusion fréquente : se tromper de convention. Un salarié qui travaille dans une agence générale d'assurances dépend de l'IDCC 2335, pas de l'IDCC 1672 : et inversement. Vérifier le numéro IDCC sur sa fiche de paie avant toute comparaison ou réclamation évite des démarches inutiles.

Comment vérifier votre convention collective et votre classe en 2026 ?

Identifier précisément sa convention collective et sa classe est la première étape pour vérifier que sa rémunération respecte le barème en vigueur. La démarche est simple et repose sur deux documents : le bulletin de paie et le site Legifrance.

Sur votre fiche de paie, la convention collective applicable figure sous un intitulé explicite, souvent accompagné du numéro IDCC (par exemple : « IDCC 2335 : Personnel des agences générales d'assurances »). Votre classe d'emploi apparaît également, généralement dans la rubrique « Emploi / Classification » ou « Convention collective ». Ces deux informations suffisent à identifier le barème qui vous concerne.

Pour obtenir le texte intégral de la convention au format PDF, rendez-vous sur legifrance.gouv.fr, rubrique « Conventions collectives ». Saisissez le numéro IDCC (1672 ou 2335) dans le moteur de recherche dédié. Le site propose un téléchargement gratuit du texte consolidé, incluant les avenants étendus et les barèmes en vigueur. La consultation d'un délégué syndical ou d'un représentant du personnel dans votre entreprise peut également vous aider à interpréter la classification applicable à votre poste.

Trouver son IDCC sur sa fiche de paie

Le bulletin de paie comporte obligatoirement la mention de la convention collective applicable depuis la simplification du bulletin de paie intervenue en 2018. L'information se trouve généralement dans le cartouche supérieur, à proximité des données d'identification de l'employeur et du salarié.

La mentiontype est : « Convention collective : [intitulé] : IDCC [numéro] ». Vérifiez que le numéro correspond bien à votre secteur : 1672 pour une société d'assurance, 2335 pour une agence générale. Si le numéro est absent ou erroné, interrogez votre service RH ou votre employeur. En cas de doute persistant, le site service-public.fr propose un outil de recherche de convention collective par nom d'entreprise ou par secteur d'activité (code NAF).

Télécharger la convention collective assurance PDF sur Legifrance

Legifrance met à disposition l'intégralité des conventions collectives nationales en accès libre et gratuit. Pour télécharger la convention assurance en PDF :

  1. Allez sur legifrance.gouv.fr, onglet « Conventions collectives »
  2. Saisissez le numéro IDCC dans le champ de recherche (1672 ou 2335)
  3. Cliquez sur le résultat correspondant à votre convention
  4. Dans la page de la convention, sélectionnez « Version PDF » ou « Télécharger le texte consolidé »

Le texte consolidé inclut l'ensemble des avenants étendus, dont celui du 19 juin 2025 relatif aux salaires minima 2026. Le Bulletin officiel des conventions collectives (BOCC) n° 2026/0001, mis en ligne le 25 mars 2026, référence également ces textes. Conservez une copie du PDF pour pouvoir comparer votre salaire au barème officiel en cas de révision salariale ou d'entretien annuel.

Sources

Fiche pratique

Classe 1 AGEA (IDCC 2335)23 194 € bruts annuels (Legifrance, 2026)
Classe 2 AGEA24 085 € bruts annuels
Classe 3 AGEA26 079 € bruts annuels
Classe 1 sociétés (IDCC 1672)22 230 € bruts annuels (fiche-paie.net, 2025-2026)
Classe 2 sociétés23 640 € bruts annuels
Classe 3 sociétés25 070 € bruts annuels
Classe 4 sociétés29 720 € bruts annuels
Revalorisation 2026+1,8 % sur classes 1 à 6, y compris 5 bis (arrêté du 13 mars 2026)
PASS 202648 060 € annuels / 4 005 € mensuels (service-public.fr)
SMIC 20261 867,06 € bruts mensuels (35 h)

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Vos questions fréquentes

Quelle est la grille de salaire pour l'assurance en 2026 ?

Il existe deux grilles principales selon votre employeur : la convention IDCC 1672 (sociétés d'assurance) et la convention IDCC 2335 (agences générales). Pour IDCC 2335, la classe 1 démarre à 23 194 € bruts annuels et la classe 3 atteint 26 079 €, après une revalorisation de +1,8 % au 1er janvier 2026 (arrêté du 13 mars 2026, Legifrance). Ces montants sont des minima : votre salaire réel peut être supérieur.

Quelle augmentation pour les assurances en 2026 ?

L'avenant du 19 juin 2025, étendu par arrêté du 13 mars 2026, fixe une revalorisation de +1,8 % sur l'ensemble des classes salariales (1, 2, 3, 4, 5, 5 bis et 6) à compter du 1er janvier 2026. Cette hausse s'applique aux minima conventionnels bruts annuels des deux grandes conventions du secteur.

Quelle sera la nouvelle structure salariale en 2026 ?

La structure salariale reste organisée en classes numérotées (de 1 à 6 ou 7 selon la convention), chaque classe correspondant à un niveau de qualification et de responsabilité. La revalorisation 2026 de +1,8 % s'applique uniformément à toutes les classes, sans modifier leur hiérarchie interne. Le PASS 2026, fixé à 48 060 € (+2 %), influe sur le calcul des cotisations sociales plafonnées.

Quelles augmentations de salaire en 2026 ?

Dans l'assurance, l'augmentation des salaires minima conventionnels est de +1,8 % pour toutes les classes au 1er janvier 2026, selon Legifrance. Par ailleurs, le Plafond annuel de la Sécurité sociale augmente de +2 % (48 060 € annuels, soit 4 005 €/mois), ce qui impacte mécaniquement certaines cotisations et garanties de prévoyance liées à ce plafond.